Overblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Modeste blog visant à vous faire partager mon amour et mon intérêt pour la nature et plus paticulièrement pour les oiseaux et cela a commencé comme ça...Dans mon enfance mon instit,....lisez la suite sur ma page "Le début" !

Publicité

A chacun son outil...

Ou comment s'adapter selon ses besoins !

L'homme, ou son ancêtre devrais-je dire, est apparu sur terre et plus particulièrement en Afrique voici environ 200 000 ans. Il est donc un être d'une jeunesse toute printanière.
Cette vérité que je vous affirme, sans rougir, est indéniable, surtout si vous comparez l'âge de ce jeunot avec celui des premiers oiseaux.
Mais revenons un instant à l'homme. En 200 000 ans il n'a pas vraiment changé de manière spectaculaire. C'est mon humble avis ! J'en veux pour preuve, un aperçu des crânes de, l'homo sapiens du Pr.Orthinus, comparé à ceux de l'Homo sapiens Neanderthalensis du M. Dupont de l'époque.


Depuis son apparition sur notre belle planète l'Homme à semble-t-il, toujours eu une bouche équipée d'un manière plus ou moins complète d'outils que nous avons baptisés "dents". Grâce à ses dents il a mangé, mais aussi broyé, mâché, coupé, déchiqueté et ouvert des bouteilles de bière, sans compter que cela lui a permis d'avoir des belles caries. Mais quelque soit sa couleur, son ethnie, ou sa sa race et quelque soit sa nourriture, viandes, poissons ou végétaux et fruits, cette bouche est la même pour tout le monde. Et de mon humble avis, il devrait encore en être ainsi pendant quelques centaines de milliers d'années.
Mais pourquoi toute cette littérature, à propos des Homo sapiens ?
J'y viens. Je voulais simplement attirer votre attention sur la constante du gracieux profil de nos mâchoires comparé à celui des becs d'oiseaux.
Les premiers ancêtres de nos chers amis volants ou non, datent d'environ 150 millions d'années ! Ça nous fait donc une sacré différence avec l'Homo sapiens. Bien que les fossiles d'oiseaux, en bon état, sont assez rares les plus anciens d'entre eux remonteraient au Jurassique, comme le parc du même nom. Pour les spécialistes le Jurassique se situe entre le Mésozoïque et le Paléozoïque, en clair c'est très, très vieux. Vous avez sans doute tous un vague souvenir de l'Archeopteryx. Non ? le voici, à droite, en photo.
D'accord il n'est pas tout jeune mais c'est un des ancêtres les plus connus de monde des oiseaux. Il faut noter que lui aussi avait un ancêtre lointain qui était en réalité  un dinosaure à plumes, car il existait des dinosaures à plumes (la plume ne fait pas l'oiseau). Ce dinosaure s'appelait le Compsognathus, dont une
 



représentation figure ci-contre.
Représentation que nous devons à Arthur Weasley que je remercie ici au passage pour ses magnifiques illustrations de la faune préhistorique.
Avec les années, que dire les siècles ces êtres pré-figurants nos oiseaux d'aujourd'hui allaient encore évoluer pour ressembler davantage à ce que nous connaissons aujourd'hui. Et lorsque nous utilisons l'expression "quand les poules auront des dents" j'ai ma petite idée sur son origine. Regarder plutôt ! Voici l'Iberomesornis.Que constatons nous ? Ce drôle d'oiseau à des dents. Pour le voir, cliquez sur la photo et vous obtiendrez une vue plus détaillée.

l'Iberomesornisou l'« oiseau espagnol intermédiaire », est un dinosaure-oiseau.Ses fossiles ont été retrouvés en Espagne, et les roches qui les contenaient ont laissé penser  qu'il vivait durant le Crétacé inférieur, il y a 125 à 120 millions environ. Les scientifiques n'ont pour l'instant aucune information précise quant à son alimentation, cependant ils ont laisser présager que l'Iberomesornis se nourrissait sans-doute d'insectes, de la même manière que d'autres petits oiseaux d'aujourd'hui.

Le temps a passé depuis ce représentant du monde "Ornithologique anciens" et cela me conduit en droite ligne vers le sujet réel de cet article. Les poules ont perdu leurs dents et les oiseaux ne sont plus des dinosaures. Toutefois que constatons nous lors de nos observations ? Le Moineau domestique à un gros bec trapu, le Canard-colvert un bec large et plat, et le Héron cendré un long bec pointu. C'est là que nous rejoignons le titre et l'objet de cet article. A chacun son outil et en fonction de ce qu'il mange. Je vous propose donc de découvrir ci-après quelques exemples courants de becs adaptés au mode de vie et au type de nourriture des oiseaux.

Pour commencer le Moineau domestique est équipé d'un bec court et trapu, qui lui convient parfaitement dans son travail de décorticage des diverses graines dont il se nourrit.
Ce régime granivore des oiseaux requiert des adaptations de l'organisme : bec fort et un gésier permettant de broyer les graines, celui-ci est très épais et puissant. Il n'est pas rare de trouver des cailloux dans les gésiers, ces cailloux sont nommés gastrolithes et aident au broyage des aliments.



De manière très différente le Pic épeiche est doté d'un bec pointu et relativement long.
Le
pic épeiche  se nourrit plutôt dans les arbres, sur les troncs et les grandes branches. Il creuse des trous pour trouver la sève, ainsi que les insectes. Ce bec puissant est également un outils très efficace lui permettant de creuser son nid puisque le Pic épeiche est un cavernicole.
C'est au moyen de ce bec qu'il tambourine, de manière très sonore, sur les troncs d'arbres afin, entre autres, de marquer son territoire le moment venu.

 Le Martin pêcheur quant à lui est pourvu d'un bec puissant qu'il utilise pour capturer ses proies. S'il lui arrive de manger des crustacés, insectes et autres batraciens, l'essentiel de sa nourriture est fait de poissons divers comme les épinoches, les truites, et les perches, les chevaines et autres brochets de petite taille (maximum 120mm).
Après avoir guetté sa proie depuis un perchoir, il plonge, capture celle-ci et remonte en battant des ailes pour finir par assomer son nfutur repas contre une branche. C'est également au moyen de ce bec puissant, que le Martin pêcheur creusera son terrier à flanc de rives pour y loger son nid.

Autres becs, autres moeurs. C'est ainsi que le bec du Rouge-gorge
s'avère très bien adapté à son mode de nourriture.   
Son régime alimentaire est composé surtout d' invertébrés vivant par
terre (vers, coléoptères et autres escargots et araignées). De l'automne au début du printemps, il consomme aussi beaucoup de baies et autres petits fruits. Bref une nourriture dans l'ensemble assez tendre et ne nécessitant donc  nullement un bec volumineux et puissant.

Le Canard colvert quant à lui, est comme beaucoup d'Anatidae  doté d'un bec assez large et relativement plat. C'est ce qui lui permet de remuer facilement les eaux peu profondes où il trouvera sa nourriture de végétarien composée d'herbes et de graines, même s'il lui arrive également de se nourrir de quelques mollusques, insectes, têtards et autres oeufs de poissons. 



La puissance du bec des corneilles et autres freux se retrouve chez la majorité des corvidés. "L'outil" dont est pourvu la Corneille semble massif et très puissant. Si on regarde son mode d'alimentation on peut être un rien perplexe. En effet l'essentiel de la nourriture de la corneille se compose de charognes, d'invertébrés, de fruits et de graines. Et on a vu des corneilles prendre des noix dans leur bec, pour ensuite les laisser choir sur le bitume afin d'en extraire leur dîner. Est-ce à dire qu'elles ont perdu le mode d'emploi de leur "outil"? Où plus sérieusement, la corneille serait-elle un oiseau particulièrement futé (moins que le renard en tous cas!)


Quant au bec des rapaces, sincèrement je ne voudrais pas y mettre les doigts !  Les rapaces de la famille des Accipitridae sont essentiellement mangeurs de viandes (ou poissons) et plus particulièrement de petits mammifères, de reptiles, d'oiseaux ou encore de batraciens. En cas de pénurie alimentaire il arrive par exemple que les buses variables mangent de céréales. Le bec court et crochu des rapaces diurnes et nocturnes est donc parfaitement adapté pour couper, trancher ou déchiqueter les muscles de leurs victimes. Le bec des rapaces est également complété par un autre "outil" terriblement efficace que sont les serres, redoutables griffes permettant de tuer ou de la transporter leurs proies.

Enfin, et pour compléter cet article je prendrai l'exemple d'une parfaite adaptation de l'oiseau à son environnement et à son mode d'alimentation. Nous connaissons tous les oiseaux mouche et autres Colibris. Leur long bec effilé et leur mode de vol stationnaire est merveilleusement adapté à la récupération des nectars de fleurs parfois gardés jalousement par ces dernières au fond des calices étroits. C'est un peu comme si ces oiseaux étaient équipés de pipettes leur permettant d'aspirer le précieux nectar.

Bien sûr je n'ai pas abordé l'ensemble des formes de becs que nous pourrions observer de-ci, de-là. Je n'ai pas oublié les becs de cigognes, de spatules, d'avocettes, d'hirondelles, de perroquets et de bien d'autres encore. Mais l'objet de cet article, était avant tout d'attirer  votre attention sur la diversité des becs et de leur parfaite adaptation aux besoins de leurs propriétaires. Loisir à vous de tenter de définir le mode d'alimentation de tel ou tel autre oiseau, en observant d'un peu plus près le dessin et la forme de leur bec .

Avant de terminer il me reste à remercier Wikipedia, l'encyclopédie libre, ainsi que Oiseaux.net auprès desquels j'ai pu trouver bon nombre de renseignements, ainsi que certains visuels, utiles à la rédaction du présent article.
Bonne observation à toutes et à tous. 




Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Mais n'oublie tout de même pas qu'à l'époque de l'archéoptéryx nos ancêtres ressemblaient à des rats de taille assez minables comparés à T. rex, vélociraptor ou même Compsognathus! Nous les chats, dauphins et autres H. sapiens avons aussi pas mal évolué...
Répondre
M
très interessant.....passionnant même!
Répondre
P
Très intéressant. On peut dire qu'on a appris quelque chose, on ne reste pas le bec dans l'eau.
Répondre