Mercredi 23 avril 2008

Ou un complément d'images.

Lors de notre dernière escapade à la réserve ornithologique des Cinq Tailles de Thumeries, j'ai eu l'occasion de vous faire partager quelques une des photos prises lors de cette sortie.

Comme toujours j'essaye de prendre quelques séquences vidéo. Même s'il n'est pas facile de faire correctement les deux je pense que la vidéo peut être un bon complément à la photo, qu'elle permet de saisir des images ou des situations pas toujours faciles à traduire en photo. Et puis j'aime assez les deux même si ma préférence va vers la photo, tout simplement pour une qualité des images.

Je vous propose donc de découvrir comme toujours une petite védéo constituée de séquences glanées de-ci de-là lors de la visite de cette réserve. Lers images sont ce qu'elles sont avec les aléas de la qualité d'une petite caméra vidéo basique. Il faudra qu'un jour je trouve le mécène assez bon prince pour  me financer un matériel de prises de vues digne de ce nom....! Qu'il est doux de rêver.

En attendant ce bienfaiteur hypothétique ne  nous privons pas de ces quelques images que je qualifierais de don du ciel, car je trouve que le spectacle de la nature se renouvelle sans cesse et n'est jamais prêt de nous lasser.



 

Par Earlybird - Publié dans : Reportages - Communauté : Amoureux de nature
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Jeudi 17 avril 2008

Ou une belle journée d'observation.

La météo devenant acceptable, à défaut d'être exceptionnelle, nous avons décidés hier de partir pour une journée d'observation à la réserve ornithologique des "Cinq Tailles" de Thumeries.


Pour ceux d'entre vous qui ne connaissent pas les lieux, en deux mots il s'agit d'anciens bassins de décantation d'une sucrerie. Pour plus de précisions je vous invite à jeter un oeil sur ma page, en construction, relative aux sites ornithologiques du Nord en cliquant ici .

Bref après un parcours d'une trentaine de kilomètres vers le sud de Lille, voiture garée, bottes chaussées nous avons parcouru les deux kilomètres tout en marquant quelques poses pour admirer au passage les chants de Sittelles, Mésanges, Pouillots et autres Troglodytes.

Chant de la Sittelle torchepot
 

 Avant de rejoindre les différents observatoires du site nous avons également  eu le plaisir d'observer à loisir les Fauvettes à tête noire dont le chant était un appel au printemps.

Chant de la Fauvette à tête noire

Dès notre arrivée dans l'observatoire Est nous avons pu voir une couple de Fuligules milouin ainsi que des Grèbes castagneux.



Une fois la longue vue installée et sous le chahut quelque peu assourdissant des centaines de mouettes rieuses, plus bavardes que des pies nous avons ensuite observé à loisir des Avocettes, des Fuligules morillon, des Vanneaux huppés, des Canards souchet, des Tadornes mais aussi quelques autres limicoles comme le Chevalier gambette, le Chevalier à cul blanc et le petit Gravelot.


 

 Chant du Petit gravelot

Après un dernier regard et une dernière photo de Grèbes à cou noir,


fatigué, mais heureux nous sommes rentrés en nous disant que nous devrions revenir plus souvent en ce lieu magique, ne serait-ce que pour écouter les chants d'oiseaux au passage du bois qui conduit vers les bassins et les observatoires.  Et pour terminer cette journée, cerise sur le gâteau, nous avons eu la joie d'entendre notre premier chant du Coucou de la saison. 


A bientôt, et très bonnes observations à toutes et à tous.


Par Earlybird - Publié dans : Général - Communauté : Amoureux de nature
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Dimanche 13 avril 2008
Ou un joli coup de filet...manqué!

J'ai eu, tout récemment, l'occasion de vous parler du héron cendré. Comme je vous l'avais indiqué, le héron est très friand de poisson y compris des poissons rouges qu'il peut trouver de-ci de-là dans les petits étangs et mares des particuliers.
Ma voisine, une charmante dame, profitant d'une belle retraite bien méritée, entretien son magnifique jardin de fleurs avec amour et au centre d'un de ses splendides massifs que se trouve un petit étang.
Les poissons rouges y passent un séjour paisible à l'ombre des feuillages qui se reflètent dans l'onde. 

Paisible! Pas tant que ça. Hier après-midi, alerté par mon épouse qui observait le manège du héron depuis un moment, la tranquillité des lieux a été quelque peu perturbée.

Dans un premier temps, prudent, il s'est posé sur une branche de bouleau, d'où il pouvait guetter à loisir en direction du petit étang en contre bas...


Pour ensuite se poser au bord de celui-ci...Mais c'est là que les choses se sont compliquées !


En effet, il se trouve que le minuscule étang est couvert d'un filet ...pour le protéger contre les chasseurs du type Héron!
Qu'à cela ne tienne, notre chasseur saute au milieu du filet, s'enfonce dans l'eau et attrape un magnifique poisson rouge. Le dit poisson étant bien plus gros que les mailles du filet, les choses se compliquent encore plus pour notre héron.


Ne parvenant pas à extraite le poisson, malgré toute sa volonté, le malheureux finit par lâcher sa proie. Mais il n'est pas au bout de ses surprises, car cette fois c'est le filet qui s'accroche au bec de l'oiseau.


Et c'est au bout de bien des gesticulations et d'efforts en tous sens qu'il est parvenu à se libérer de cette entrave.
 
Finalement c'est bien penaud et surtout bredouille que notre héron a fini par quitter les lieux de ce qui aurait pu être pour lui un festin de roi ! 

Par Earlybird - Communauté : Amoureux de nature
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Jeudi 10 avril 2008


L'oiseau ou le bio carburant ? Une nouvelle folie,

 


Peu de temps avant Noël dernier, le premier ministre Britannique nous fît, semble-t-il, un discours, relatif au changements  climatiques, compréhensif et plein de fougue, jamais entendu de la part d'un chef de gouvernement outre-manche à en croire nos amis British dont l'ouverture à la protection de la nature n'est plus à démontrer.


Un tel évènement se devait de donner quelques espoirs. Et c'est en m'inspirant largement de ce discours que je vous livre la réflexion qui suit.


Dans le but urgent du désir de « faire quelque chose » il faut veiller à ce que les actions soient prises de façon logique et évidente. Certaines voies explorées à juste titre, nous semblent aujourd'hui être des impasses. Je m'explique.


L'une d'entre elles est la croissance explosive des bio-carburants. Utiliser d'immenses surfaces de terres pour cultiver des céréales destinées à l'Ethanol plutôt qu'à l'alimentation risque d'avoir un impact nuisible sur la faim dans le monde, mais sur un plan environnemental cela  ne serait guère mieux.

Au fur et à mesure que le temps passe, l'évidence grandit de manière incontestable, que la réduction de CO², engendré par l'utilisation des bio-carburants de notre génération, est largement sur évaluée, et que les bénéfices nets seront au mieux très faibles. Dans certains cas la production de bio-fiouls aura pour résultats  l'effet contraire de celui souhaité, augmentant le risque d'effet de serre et accélérant le changement de climat. 


Il apparaît que la planète soit devenue folle de biocarburants !  Aux Etats-Unis les usines de productions de bio-carburants poussent comme des champignons après la pluie et leur capacité est aujourd'hui à même de traiter bien plus de maïs que le sol américain n'est capable d'en produire.


La politique Européenne s'ajoute à cette demande croissante, augmentant par la même occasion le prix des cultures de par le monde, mais également la destruction des forêts humides, le labourage de prairies, et l'assèchement de marais. C'est une pure folie utopique que de détruire tout un écosystème plein de vie et permettant l'absorption de carbone, au profit du développement du bio fioul  par les plantations de palmiers permettant la production de l'huile de palme.


La compétition  entre les cultures alimentaires et celles destinées aux carburants incite la flambée des prix et affecte les campagnes autour de nous. Lorsque les prix du blé s'envolent, les agriculteurs deviennent moins assidus quant à la protection de la faune et à laisser leur business subir des considérations environnementales.


En Angleterre des dirigeants agricoles ont fait croire aux différents ministères que les campagnes ne seraient que très peu affectées par leur nouvelle politique agricole. Cela paraît peu vraisemblable car nous savons, dès à présent, qu'il existe de nombreux rapports qui nous laissent penser que les prédictions des agriculteurs ne seront jamais atteintes. Le déclin de la population ornithologique, de nombreuses espèces, dans nos campagnes est en constante augmentation. Tout laisse penser que le respect de la bio-diversité y compris dans les cultures est le moyen le plus sur de maintenir une grande diversité dans les espèces animales et en particulier parmi les oiseaux.  


La course mondiale à la croissance des bio-carburants, conduite par les politiques gouvernementales, aura de toute évidence un impact sur la survie des oiseaux que nous rencontrons, lors de nos ballades dans les campagnes, mais également sur la faune tropicale du tigre au moustique.


Cette course n'a aucun sens sur un plan économique. Ce la ne pourra qu'exacerber la famine dans le monde. Et, du moins pour un proche immédiat, cela ne fournira aucune réponse significative quant à notre souci de contrôler, tant que faire se peut encore, le changement climatique.  Un rapide changement de politique s'avère impératif, et pas seulement un bricolage, avant que cette nouvelle forme de folie ne soit responsable de dommages incalculables. D'autres solutions existent, il suffirait peut être que nos hommes politiques s'accordent à devenir un rien plus hermétique aux louanges des lobbies des tous horizons.


Je remercie au passage Graham WYNNE chief executive de la Royal Society for Protection of Birds (RSPB) et auteur de cette analyse, très largement partagée par votre serviteur.


A méditer donc...très bonnes observations et à bientôt.

Pr.Orthinus.

 

 

Par Earlybird - Publié dans : Gazette du Pr.Ornithus - Communauté : Amoureux de nature
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Dimanche 6 avril 2008
Ou une histoire d'eau...!

 

   Un jour sur ses longs pieds allait je ne sais où
   Le Héron au long bec emmanché d’un long cou. 
   Il côtoyait une rivière.
   L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours...


Tels sont le premiers vers de la fable du Héron de Jean de La Fontaine. Car en effet, s'il est bien un lieu que le Héron affectionne c'est le milieu des rivières et autres étangs.
Le Héron cendré, ou Ardea cinerea ou encore Heron en anglais fait partie du même ordre que les cigognes, des Ciconiiformes, mais pas de la même famille. En effet le Héron cendré fait partie de la famille des
Ardeidae alors que la Cigogne fait partie de la famille des Ciconiidae. Maintenant que nous avons réglé les affaires de famille regardons d'un peu plus près notre Héron.
De la taille et de l'allure d'une Cigogne, le Héron est reconnaissable à son dos gris cendré, et son sourcil noir pour les adultes, absent chez les juvéniles. C'est le plus répandu et plus commun des hérons européens. On le trouve, par ailleurs, dans pas moins de 158 pays, d'Europe, d'Asie, d'Afrique, d'Australie et d'Amérique du sud (Brésil seulement).
Contrairement à la Cigogne le héron vole avec le cou replié, ce qui lui donne un air trapu en vol. Malgré sa grande taille le Héron peut passer facilement inaperçu lorsqu'il se tient à l'affût de quelque nourriture au bord d'une rivière ou d'un étang. Lors de ma dernière observation aux marais de Bonance, à Fretin (59), j'ai pu constater que l'un des Hérons présent se tenait raide comme un bout de bois, sur les bords de la Marque, et ce pendant plus de deux heures et demi sans bouger !!
Au terme d'une longue attente il est capable de plonger son bec, rapide comme l'éclair, dans l'eau pour y "poignarder" sa victime. Il se nourrit essentielement de poissons mais également de batraciens, crustacés et reptiles. Le Héron se retrouve tant dans les eaux douces, saumâtres ou salées. Sa période de nidification va de mars à juillet et donne rarement plus d'une couvée de 3 à 5 oeufs d'un gris-bleu assez mat. Le nid est réalisé à partir de brindilles et de brachages secs et peut atteindre des dimensions relativement importantes.
Les jeunes se nourrissent à partir des éléments nutritifs qui sont régurgités par les parents et ne parviendront à effectuer leur premier vol qu'après une bonne cinquantaine de jours. Le couple formé, pour donner naissance à leur petits, ne durera que le temps d'une saison de reproduction.
Enfin et pour terminer ce court article, il faut savoir que le Héron cendré est aujourd'hui une espèce protégée et que son développement résulte, entre autres, d'une bonne gestion de son habitat (marais, réserves naturelles et autres domaines protégés)

Comme toujours je vous ai sélectionné quelques photos prises essentiellement, et pour cause, au Lac du Héron à Villeneuve d'Ascq (59) ainsi qu'aux Marais de Bonance à Fretin (59).

 

Héron juvénile et adulte au lac du Héron - Villeneuve d'Ascq (59)

Héron adulte aux marais de Bonance - Fretin (59)

Deux Hérons adultes au lac du Héron - Villeneuve d'Ascq (59)

 

Et pour terminer le petite vidéo en prime...

Par Earlybird - Communauté : Amoureux de nature
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